Dans le cadre du projet Perimetro initié en 2015 au
Mexique, Pelota grande arrive comme un point de bascule.
Au départ, on trouve le « juego de pelota », pratique
ancestrale et sacrée en Amérique pré-colombienne, jeu
de balle de caoutchouc d ont les lancés et rebonds
symbolisent les mouvements cycliques du soleil et de la
lune. Comme habitée de ces mouvements, Pelota émerge
dans l’accumulation. Des chambres à airs s’enroulent en
une sphère compacte, expirent ce qui leur resterait de
souffle pour mieux faire le poids. Sisyphe contemple un
jeu qui n’est plus.
Pelota grande confirme cette impression d’implacable
gravité. Pourtant, la masse de béton fondu nous fait
encore sonder l’équilibre, la faille de l’astre déchu.
L’oeuvre s’inviterait comme un petit monument aux ruses
et aux jeux, un objet de mémoire à identifier.
Clara Denidet.



DSCN6378


DSCN6395

«Pelota grande» 2016/
ciment fondu/
1m de diamètre 100kg/
«gare au hangard»/La Semencerie/
décembre 2016/